L'histoire des CHAUVET est captivante par sa migration
depuis le fond profond de la France (Le Puy de Dôme) jusque vers les
rivages ensoleillés du Sud-est de la France. Cette migration du XVII siècle
n'était pas celle de la recherche du soleil et des vacances mais du
travail pour pouvoir se nourrir. On trouve trois périodes:
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La période du Puy de
Dôme et Loire - L'histoire démarre dans le hameau de
"Le Pinet" paroisse de Sauvessanges dans le Puy de Dôme.
Cette région se trouve à l'intersection de trois départements, le
Puy de Dôme, la Loire et la Haute Loire. Malheureusement des
registres paroissiaux de Sauvessanges de 1580 à 1730, il ne reste que
quelques pages 1590-1605 et 1686-1693. Néanmoins on trouve beaucoup
de CHAUVET sur les quelques pages de 1590-1605, ce qui laisse supposer
un patronyme solidement installé dans cette région, principalement
des laboureurs et bûcherons.
La première trace est le couple André CHAUVET et
Anthoinette MAZEL qui se marie vers 1685. Ce couple est du hameau de
"Le Pinet" paroisse de Sauvessanges et on trouve trace de
trois enfants. Un premier fils Jean CHAUVET épouse vers 1715 Marguerite
GIRARD ce couple reste dans le hameau de "Le Pinet" et on
trouve trace de quelques enfants. Un second fils Damien CHAUVET épouse
en 1726 Françoise PONCET et le couple s'installe au hameau "des
Terrasses" paroisse d'Usson en Forez dans la Loire. De ces deux
fils pendant quelques générations, leur descendance peuplera cette
région frontalière du Puy de Dôme et de la Loire.
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La période du Var
- Trois descendants du couple premier André CHAUVET/Anthoinette MAZEL
iront s'installer à partir de 1775 dans le village de Le Luc dans le Var, comme scieurs
de long. Ils font partie de l'émigration des scieurs de long qui
quittaient leur région à partir de Septembre/Décembre pour revenir
vers Avril/Juin l'année suivante. Mais certains fréquentaient une
"bonne amie locale", se mariaient et fondaient une famille,
l'émigration temporaire devenait définitive. Ce fut le cas de nos
trois lascars.
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Tout d'abord Vital Joseph CHAUVET fils de Damien et
François PONCET épouse vers 1775 au Luc (Var) Rose Magdeleine
CLERIAN "une bonne amie locale" et le couple s'installe au
Luc.
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Puis Damien CHAUVET petit fils de Damien et
Françoise PONCET épouse en 1798 Rose Marguerite CHAUVET sa cousine
germaine née au Luc et le couple s'installe au Luc.
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Enfin Damien CHAUVET petit fils de Jean et Marguerite
GIRARD épouse vers 1790 Anne MAIFRED "une bonne fille
locale" et le couple s'installe au Luc.
Il est clair que ces trois couples feront beaucoup
d'enfants qui resteront pendant plusieurs générations dans la région
du Luc et Carcés. D'après l'analyse des registres paroissiaux, il
semble que tous les CHAUVET de cette région sont les descendants de ces
trois familles. Les deux métiers qui dominent chez eux sont
agriculteurs et maçons.
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La période Alpes
Maritimes - Puis la migration des CHAUVET continue,
vers l'est, vers le soleil. Deux familles s'installent à Cannes à
partir de 1860, toutes les deux sont les descendants de Damien
petit-fils de Jean et Marguerite GIRARD.
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Victorin CHAUVET maçon épouse Eugénie Marie
BONFILS en 1861 à Carcés et la famille s'installe à Cannes ou la
plupart des enfants verront le jour. Il faut savoir que Eugénie
BONFILS est la descendante d'une famille de scieurs de long venue de
la Haute Loire.
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Barthélemy Léopold CHAUVET aussi maçon épouse en
1852 à Carcés Désirée Louise SAC et plus tard la famille
s'installe à Cannes, mais on ne trouve pas trace de descendance sur
Cannes.
Il apparaît clairement par l'analyse des registres d'état
civil de Cannes que tous les CHAUVET de la région Cannoise sont les
descendants de ces deux familles. Tous seront pendant plusieurs
générations et encore aujourd'hui principalement dans les métiers du bâtiment.
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